Encore une fois, une enquête policière fait chou blanc dans une affaire de corruption qui émanait de la mare politique. Cette fois-ci, il s’agit de ce qui a été présenté comme peut-être la plus grosse fraude immobilière de l’histoire du Québec.

C’est l’enquête Justesse de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), lancée en 2010 et révélée par Radio-Canada à la fin de 2016, alors que des accusations étaient, disait-on, imminentes.

Au cœur de l’enquête Justesse, des argentiers du Parti libéral : William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau, ainsi que Marc-André Fortier, ex-président de la société d’État qui gère le parc immobilier du gouvernement, la Société immobilière du Québec (SIQ). La police les soupçonnait de s’être divisé 2 millions dans une affaire de baux gonflés.

Des argentiers libéraux qui utilisent leurs positions et leurs réseaux pour s’en mettre plein les poches : c’est au fond ce qui a mené à la création même de l’UPAC, c’est ce qui a teinté toute la fin des années 2000 et le début de la décennie actuelle en politique.

Dans l’enquête Justesse, en plus, imaginez : du fric qui transite en Autriche, en Suisse, au Lichtenstein et aux Bahamas.